Pourquoi c’est si difficile d’être parents

De quoi parle cet article ?

Être parent a toujours été un bouleversement, mais pour la génération actuelle, la parentalité est devenue un véritable défi. Beaucoup de parents se demandent pourquoi ils se sentent dépassés, fatigués, parfois même incompétents, alors qu’ils donnent tout ce qu’ils ont. Ils se comparent aux générations précédentes, qui semblent avoir “fait avec”, et se demandent pourquoi, malgré l’amour immense qu’ils portent à leur enfant, ils ont l’impression de ne jamais en faire assez.

La vérité est simple : ce n’est pas vous qui êtes “moins capable” que les parents d’avant. C’est le contexte qui a changé. Profondément, structurellement, silencieusement. Les attentes sont restées les mêmes, mais les conditions ont été bouleversées. Le village a disparu, les repères ont évolué, les pressions se sont multipliées, et les parents se retrouvent à porter seuls ce qui, historiquement, était partagé par tout un groupe.

Cet article explore en profondeur les raisons pour lesquelles il est si difficile d’être parent aujourd’hui, et pourquoi on n’a absolument rien à se reprocher.

1. La perte du « village »

Pendant des siècles, les enfants ont été élevés au sein d’un village. Ce village n’était pas une métaphore, mais une réalité concrète : une communauté élargie composée de la famille, des voisins, des amis proches, des pairs, des anciens. Les parents n’étaient jamais seuls. Il y avait toujours quelqu’un pour porter le bébé, préparer un repas, écouter une inquiétude, transmettre un savoir, rassurer, soutenir, guider. La parentalité était un acte collectif, partagé, distribué. Personne n’était censé tout porter seul.

Aujourd’hui, ce village n’existe plus, ou seulement sous une forme très réduite. Les familles sont éclatées géographiquement, les grands-parents travaillent encore au moment où les petits-enfants naissent, les voisins ne se connaissent plus, et les jeunes parents vivent souvent loin de leur réseau d’origine, les communautés locales se sont dissoutes au profit d’un mode de vie individualiste, rapide, centré sur la performance et la mobilité. Ce changement est immense, mais il est rarement nommé. Pourtant, il transforme radicalement l’expérience de la parentalité : deux adultes — parfois un seul — portent ce que dix personnes portaient autrefois. Et ils le portent dans un contexte où l’on attend d’eux qu’ils soient performants, disponibles, bienveillants, organisés, et surtout… qu’ils ne se plaignent pas.

La disparition du village crée un vide immense. Un vide de soutien pratique, d’abord : personne pour porter le bébé pendant que la mère prend une douche, personne pour préparer un repas, personne pour venir plier une machine, personne pour prendre le relais quelques heures. Mais aussi un vide émotionnel : personne pour écouter sans juger, personne pour rassurer, personne pour dire “c’est normal”, personne pour transmettre des repères, personne pour accueillir les larmes, les doutes, les peurs. Et un vide identitaire : sans modèles, sans transmission, sans pairs, les parents doivent inventer seuls leur manière d’être mère ou père, dans un monde où les repères changent vite et où les discours se contredisent.

Ce vide crée une pression énorme. Il donne l’impression que tout repose sur les épaules des parents, que s’ils n’y arrivent pas, c’est qu’ils manquent de compétences, de patience ou d’organisation. Alors qu’en réalité, ils tentent simplement de survivre dans un système qui n’est pas conçu pour eux. La parentalité moderne est devenue un acte isolé dans une société qui valorise l’autonomie, la performance et la discrétion. On attend des parents qu’ils “gèrent”, qu’ils “fassent au mieux”, qu’ils “ne se plaignent pas”, tout en leur retirant les ressources communautaires qui rendaient autrefois cette période vivable.

Reconnaître cette perte est essentiel. Cela permet de comprendre que les difficultés d’aujourd’hui ne sont pas individuelles, mais structurelles. Cela permet de sortir de la culpabilité et de la comparaison. Cela permet aussi de reconstruire, à sa manière, un village moderne : un réseau de soutien, même petit, même virtuel, même imparfait, mais qui redonne un peu de souffle, un peu de chaleur, un peu d’humanité à cette période si intense.

2. La charge mentale parentale : un phénomène amplifié par l’isolement

La charge mentale existait déjà avant, mais elle a explosé avec l’isolement moderne. Les parents doivent penser à tout, tout le temps : les repas, les rendez-vous médicaux, les vêtements, les rythmes, les émotions, les besoins, les imprévus, les transitions, les nuits, les pleurs, les solutions, les conseils, les risques, les choix éducatifs. Ils doivent anticiper, organiser, ajuster, rassurer, porter, tout en continuant à fonctionner dans une société qui valorise la performance et la productivité.

Quand le village existait, cette charge était répartie. Aujourd’hui, elle repose presque entièrement sur les parents, et encore particulièrement sur les mères.

Cette charge mentale est invisible, mais elle épuise. Elle fragilise. Elle isole. Elle crée un sentiment de débordement permanent, même quand tout “va bien” en apparence. Elle donne l’impression de ne jamais pouvoir se poser, de devoir penser à tout, tout le temps, sans pause, sans relais, sans respiration. Elle contribue largement au sentiment de ne jamais en faire assez, de ne jamais être à la hauteur, de ne jamais réussir à tout concilier.

groupe de soutien femmes mères

Vous n’avez pas VOTRE village à proximité, vous avez besoin de créer celui qui vous correspond ?

Le Village Babynaiss

La safe-place des – futures – mamans qui ont besoin de soutien !

3. Des connaissances qui évoluent vite : un fossé se creuse entre les générations

Les connaissances sur le développement de l’enfant ont énormément évolué ces vingt dernières années. Les neurosciences, la psychologie du développement, l’attachement, le sommeil, l’allaitement, les émotions : tout a été revisité, approfondi, nuancé. Les parents d’aujourd’hui ont accès à une quantité d’informations jamais vue auparavant. Ils savent que les pleurs sont un moyen de communication, que le cerveau du bébé est immature, que le contact est un besoin, que la sécurité affective est essentielle, que les émotions doivent être accompagnées.

Mais ce progrès crée un fossé avec les générations précédentes, qui ont vécu une parentalité différente, dans un contexte différent, avec des attentes différentes. Elles ont alors parfois du mal à comprendre les besoins des parents d’aujourd’hui, qui doivent naviguer entre les nouvelles connaissances, leurs propres valeurs, et les attentes familiales.

Les conseils d’hier ne correspondent plus aux connaissances d’aujourd’hui. Les phrases comme “Tu vas l’habituer aux bras”, “Laisse-le pleurer”, “On a toujours fait comme ça”, même si elles partent d’une bonne intention, créent du doute, de la culpabilité, et parfois un sentiment d’être incompris.

Les parents doivent naviguer entre leurs valeurs, les nouvelles connaissances, les attentes familiales, et leurs propres intuitions. C’est un exercice complexe, parfois douloureux, qui demande une énergie considérable.

4. Une avalanche d’informations… souvent contradictoires

Jamais une génération n’a eu accès à autant d’informations. Les réseaux sociaux, les blogs, les podcasts, les livres, les vidéos, les groupes de discussion : tout le monde a un avis, une méthode, une vérité. Le problème n’est pas l’information en soi, mais la contradiction permanente.

Un jour, on lit qu’il faut répondre à tous les pleurs. Le lendemain, qu’il faut éviter l’hyper-parentalité.
Un jour, on conseille l’allaitement. Le lendemain, on dit que bébé va devenir dépendant de sa maman.

Les parents doivent trier, filtrer, décider, alors qu’ils sont déjà fatigués, vulnérables, et en pleine transition identitaire. Cette surcharge cognitive est épuisante et contribue au sentiment de ne jamais savoir si l’on fait “bien”. Elle crée une pression supplémentaire : celle de devoir choisir la “bonne” méthode, la “bonne” information, la “bonne” décision, dans un océan de discours contradictoires.

5. Une pression sociale irréaliste : être parfait dans un système qui ne soutient pas

La société moderne demande aux parents d’être performants au travail, disponibles pour leur couple, présents pour leurs enfants, bienveillants, organisés, souriants, et surtout… de ne pas se plaindre. On attend d’eux qu’ils “gèrent”, qu’ils “s’adaptent”, qu’ils “fassent au mieux”, sans leur offrir de soutien structurel.

Le message implicite est violent : “tu dois être un parent parfait dans un système qui ne t’aide pas.”

À cela s’ajoute une autre pression, plus subtile mais tout aussi lourde : l’injonction à la bienveillance. Les parents doivent être doux, patients, disponibles, à l’écoute, régulés, pédagogues, tout en étant épuisés, isolés, surchargés. Ils doivent accompagner les émotions de leur enfant alors que les leurs ne trouvent aucun espace pour exister. Ils doivent rester calmes alors qu’ils n’ont pas dormi. Ils doivent être cohérents alors qu’ils sont submergés. Ils doivent être parfaits dans un système qui ne leur offre aucune marge.

Cette pression est d’autant plus forte que les réseaux sociaux montrent des images idéalisées de la parentalité : des bébés qui dorment, des maisons rangées, des parents souriants, des routines parfaites. La comparaison est inévitable, même inconsciente. Elle renforce l’idée que les autres y arrivent, que “ça devrait être simple”, que “c’est moi le problème”. Et pourtant tout ça, ce n’est souvent que de la poudre aux yeux. Derrière une belle photo sur instagram, il y a souvent des pleurs, un épuisement, du stress… qu’on ne montre pas !

Enfin, la pression sociale est aussi institutionnelle. Les politiques publiques ne sont pas adaptées aux besoins réels des familles. Les congés sont courts, les modes de garde insuffisants, les accompagnements limités, les suivis post-partum minimalistes. Les parents doivent compenser les manques d’un système qui ne reconnaît pas la réalité de leur quotidien. 

Cette pression sociale n’est pas anodine. Elle a des conséquences profondes sur la santé mentale, la confiance en soi, le couple, la fatigue, la charge mentale. Elle crée un climat où les parents se sentent constamment évalués, observés, jugés. Elle les empêche de demander de l’aide, de ralentir, de dire qu’ils n’en peuvent plus. Elle les pousse à dépasser leurs limites, à s’oublier, à s’épuiser.

6. Une grossesse banalisée 

La grossesse est souvent présentée comme un simple “état naturel”, presque anodin, que les femmes devraient traverser en continuant à vivre comme si de rien n’était. On entend régulièrement que “la grossesse n’est pas une maladie”, que “des millions de femmes l’ont fait avant toi”, ou encore que “tu peux continuer comme avant, il n’y a pas de raison de t’arrêter”. Cette banalisation est profondément ancrée dans notre culture, mais elle ne reflète absolument pas la réalité physiologique, émotionnelle et sociale de la grossesse.

La grossesse est un processus d’une complexité extraordinaire. Le corps travaille en permanence, jour et nuit, pour créer, nourrir et protéger un être humain en développement. Les hormones fluctuent massivement, modifiant l’humeur, le sommeil, la digestion, la sensibilité émotionnelle, la perception du monde. Rien n’est “comme avant”, et rien n’est censé l’être. Pourtant, la société continue d’attendre des femmes qu’elles fonctionnent comme si leur corps n’était pas en train de réaliser l’un des processus biologiques les plus exigeants qui existent.

Cette banalisation crée un décalage immense entre ce que vit réellement la future mère et ce que la société attend d’elle. Elle se retrouve à devoir gérer des nausées, une fatigue écrasante, des douleurs, des insomnies, des émotions intenses, tout en continuant à travailler, à s’occuper des aînés, à maintenir un foyer, à répondre aux attentes professionnelles et sociales. Ce décalage est source de culpabilité : si la grossesse est “normale”, alors pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi suis-je si fatiguée ? Pourquoi ai-je besoin d’aide ? Pourquoi je n’y arrive pas comme les autres semblent y arriver ?

La réponse est simple : parce que la grossesse n’a rien de banal. Elle est normale, oui, dans le sens où elle fait partie de la vie humaine. Mais elle n’est pas anodine. Elle n’est pas neutre. Elle n’est pas légère. Elle est exigeante, profonde, transformatrice. Elle demande du repos, du soutien, de l’adaptation, de la compréhension. Elle demande un environnement qui reconnaît cette transformation et qui s’y ajuste. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

La société moderne valorise la performance, la productivité, la continuité. Elle valorise les corps qui “tiennent”, qui “assurent”, qui “ne ralentissent pas”. Dans ce contexte, la grossesse devient presque un obstacle à contourner, un détail à gérer, un état à minimiser. Les femmes sont encouragées à “tenir bon”, à “ne pas se laisser aller”, à “ne pas trop en faire une histoire”. Cette injonction à la normalité est violente, car elle nie la réalité vécue. Elle nie la fatigue, les douleurs, les peurs, les besoins. Elle nie la transformation identitaire qui commence déjà pendant la grossesse, bien avant la naissance.

Ce décalage a des conséquences profondes. Il isole les femmes dans leur expérience. Il les empêche de demander de l’aide. Il les pousse à dépasser leurs limites. Il les prépare mal au post-partum, qui arrive souvent comme un choc, parce que rien n’a été anticipé, rien n’a été expliqué, rien n’a été soutenu. La grossesse banalisée mène à un post-partum invisibilisé. Et c’est l’une des raisons majeures pour lesquelles tant de parents se sentent submergés dès les premières semaines.

Reconnaître la grossesse comme une période à part entière, avec ses besoins spécifiques, ses fragilités, ses forces, ses transformations, est essentiel pour mieux accompagner les parents. Ce n’est pas une faiblesse de ralentir. Ce n’est pas un caprice de demander du soutien. Ce n’est pas un manque de volonté de s’écouter. C’est une nécessité physiologique, émotionnelle et humaine. C’est aussi une manière de préparer un post-partum plus doux, plus conscient, plus soutenu.

7. Un post-partum vulnérable mais peu soutenu

Le post-partum est une période de bouleversements physique, émotionnel et identitaire. Pourtant, il est souvent réduit à quelques rendez-vous médicaux et à des injonctions contradictoires. Les parents se retrouvent seuls face à des nuits hachées, des émotions intenses, des douleurs, des doutes, des pleurs, des ajustements permanents. Ils doivent apprendre à connaître leur bébé, à comprendre ses besoins, à s’adapter à un rythme nouveau, tout en gérant leur propre récupération physique et émotionnelle.

Cette période mérite une attention immense. Elle est fondatrice pour la santé de la mère, le développement du bébé, l’équilibre familial. Elle demande du soutien, de la présence, de la douceur. Elle demande un village. Mais ce village n’existe plus. Les parents doivent donc créer leurs propres espaces de soutien, leurs propres repères, leurs propres ressources.

Ce manque de soutien, de reconnaissance et d’accompagnement contribue largement à la difficulté de la parentalité moderne. 

8. Une transformation identitaire profonde

Devenir parent n’est pas seulement accueillir un bébé. C’est traverser une transformation identitaire majeure, souvent sous-estimée, parfois même ignorée. Cette transformation commence bien avant la naissance, se poursuit pendant le postpartum, et continue de se déployer au fil des mois et des années. Elle touche le corps, l’esprit, les émotions, les valeurs, les priorités, les relations, la manière de se percevoir et de se situer dans le monde. Pourtant, elle est rarement nommée, rarement accompagnée, rarement reconnue.

La matrescence — ce terme encore méconnu qui décrit la transition vers la maternité — est un processus aussi profond que l’adolescence. Comme l’adolescence, elle implique des bouleversements hormonaux, émotionnels, psychiques et sociaux. Comme l’adolescence, elle demande du temps, du soutien, des repères, de la patience. Mais contrairement à l’adolescence, elle se déroule dans un silence presque total. La société attend des mères qu’elles “s’adaptent”, qu’elles “s’occupent du bébé”, qu’elles “reprennent leur vie”, sans reconnaître que leur identité entière est en train de se réorganiser.

Cette transformation identitaire est souvent déroutante. Beaucoup de femmes disent ne plus se reconnaître. Elles se sentent différentes, plus sensibles, plus vulnérables, plus fortes aussi, mais autrement. Elles découvrent des parts d’elles-mêmes qu’elles ne connaissaient pas. Elles perdent certains repères, certaines habitudes, certaines certitudes. Elles en gagnent d’autres, mais ce processus n’est pas linéaire. Il est fait de vagues, de cycles, de contradictions. On peut se sentir profondément heureuse et profondément perdue en même temps. On peut aimer son bébé de tout son être et regretter sa vie d’avant dans la même journée. On peut se sentir puissante et fragile, confiante et inquiète, comblée et débordée.

La paternité moderne, elle aussi, est une transformation identitaire. Les pères d’aujourd’hui sont plus impliqués, plus présents, plus sensibles aux besoins émotionnels de leur enfant. Ils veulent être des figures d’attachement, des partenaires soutenants, des parents engagés. Mais eux aussi manquent de modèles, de transmission, de reconnaissance. Ils doivent inventer leur rôle dans un monde où les attentes changent vite, où les repères traditionnels ne fonctionnent plus, et où les nouvelles normes ne sont pas encore stabilisées.

Cette transformation identitaire est d’autant plus difficile qu’elle se déroule dans un contexte de solitude. Autrefois, les femmes vivaient cette transition entourées d’autres femmes, de mères, de sœurs, de tantes, de voisines. Elles voyaient la maternité au quotidien. Elles savaient à quoi s’attendre. Elles étaient accompagnées, soutenues, guidées. Aujourd’hui, beaucoup de parents vivent cette transformation dans l’isolement, sans repères, sans transmission, sans village. Ils doivent comprendre seuls ce qui leur arrive, alors même qu’ils sont fatigués, vulnérables et submergés.

La transformation identitaire touche aussi le couple. Devenir parent modifie la dynamique, les besoins, les attentes, les priorités. Le couple doit se réinventer, trouver un nouvel équilibre, redéfinir les rôles, les espaces, les temps. Cela demande de la communication, de la patience, du soutien mutuel. Mais dans un contexte de fatigue, de nuits hachées, de charge mentale, ce travail est difficile. Beaucoup de couples se sentent déstabilisés, non pas parce qu’ils “fonctionnent mal”, mais parce qu’ils traversent une transition majeure sans accompagnement.

Enfin, cette transformation identitaire touche la relation à soi. Beaucoup de parents se sentent tiraillés entre leurs besoins personnels et les besoins de leur enfant. Ils ont du mal à trouver du temps pour eux, à préserver leur espace intérieur, à écouter leurs émotions. Ils se sentent parfois coupables de vouloir souffler, de vouloir être seuls, de vouloir retrouver une part de leur vie d’avant. Pourtant, ces besoins sont normaux, légitimes, humains. Ils font partie du processus de réorganisation identitaire.

Conclusion

Quand on prend le temps de regarder ce que vivent les parents aujourd’hui, on réalise que leurs difficultés ne sont pas le signe d’un manque de compétence ou d’un défaut personnel, mais le résultat d’un contexte profondément transformé. À cela s’ajoute la disparition du village ! Les parents d’aujourd’hui portent seuls ce qu’une communauté entière portait autrefois, tout en essayant de rester performants, disponibles, bienveillants et silencieux. Ce n’est pas humainement soutenable.

Reconnaître ces changements n’enlève rien aux difficultés du quotidien, mais cela permet de remettre les choses à leur juste place. Cela permet de comprendre que la fatigue, les doutes, la charge mentale, les émotions intenses, le sentiment de débordement ne sont pas des signes d’échec, mais des réponses normales à un contexte anormal. Cela permet de remettre de la douceur là où la société met de la pression, de remettre de la vérité là où le discours minimise, de remettre de l’humanité là où l’on demande de la performance. Cela permet aussi de redonner du sens à ce que vivent les parents : ils ne sont pas en train de “perdre pied”, ils sont en train de traverser une métamorphose profonde, sans repères, sans transmission, sans soutien.

Et c’est précisément parce que ce village a disparu qu’il devient essentiel d’en reconstruire un, autrement, avec les moyens d’aujourd’hui. Un village qui ne remplace pas la famille, mais qui offre ce qui manque tant : de la présence, de la compréhension, des repères fiables, un espace où déposer ce que l’on vit sans jugement, un lieu où l’on peut respirer, se sentir moins seul, se sentir accueilli. Un village qui reconnaît la réalité des parents, qui ne banalise pas, qui ne minimise pas, qui ne compare pas. Un village qui soutient, qui accompagne, qui enveloppe.

C’est exactement ce que j’ai voulu créer avec le Village Babynaiss. Un espace simple, humain, chaleureux, où vous pouvez retrouver ce qui manque tant dans la parentalité moderne : une communauté. Pas une communauté bruyante ou envahissante, mais un petit cercle de soutien doux, fiable, sécurisant. Un endroit où vous pouvez poser vos questions, déposer vos émotions, trouver des repères, comprendre ce que vous traversez, et sentir que vous n’êtes plus seule. Un village adapté à la vie d’aujourd’hui, accessible depuis le téléphone, à votre rythme, sans pression.

Qui suis-je ?

moi devant un sapin de noel à l'hopital

Je suis Cindy, infirmière puéricultrice, formée au développement du bébé et du jeune enfant, et maman de 2 tourbillons qui me font tourner la tête, dans tous les sens du terme 😅.
En devenant maman, j’ai littéralement subi un véritable tsunami, aussi bien au niveau physique qu’émotionnel et organisationnel.
Alors maintenant, ce que je veux, c’est aider les futurs et jeunes parents à se préparer, anticiper, maitriser le changement pour moins le subir, à revenir aux bases et à la simplicité de ce que devrait être l’entrée dans la parentalité.
Si comme moi tu apprécie maitriser ton quotidien, tu es au bon endroit 😊

Le Village des mamans

Un espace de soutien et de partage pour vous accompagner tout au long de la grossesse et des premiers mois avec bébé.

Suis-moi